Voir aussi notre site "Fort de Boncelles"

Notre site du "Fort de Boncelles" est un complément de celui du centre touristique "La Tour d'Air".

Il retrace l'histoire du fort de sa construction,entre 1888 et 1892, jusqu'à nos jours.

 

 

 

 

 

 

 

Voir aussi notre page relative au fort dans  Wikipédia

                                               Historique du fort de Boncelles                                                       

Bref historique 


 Je ne peux que vous conseiller d’aller consulter le prestigieux livre écrit par M. Michel Viatour en 1989.Bientôt une nouvelle édition.

                                               Ce livre est « La Bible » sur l’histoire du fort de Boncelles, le titre est :
                                                                        Seul entre Meuse et Ourthe
                                                                            Le fort de Boncelles,
                                                                           Août 1914 – Mai 1940

   De façon simplifiée :
   Le fort de Boncelles, tout comme les douze forts ceinturant Liège, a été pensé par le Général Henry-Alexis Brialmont. Ces constructions font suite à la guerre de 1870 opposant Français et Allemands. Afin de garantir notre neutralité et protéger nos voies d’accès, une ceinture de forts fut réalisée autour de Namur nommée la P.F.N (Position fortifiée de Namur),ainsi qu’une autre, autour de Liège nommée la P.F.L (Position fortifiée de Liège).
   La P.F.N (Namur) devait faire obstacle à une invasion venue de France, et la P.F.L (Liège) faire obstacle à une invasion venue d’Allemagne.

   Les douze forts de Liège ont été construits entre juillet 1888 et 1892 et pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le béton fut employé en grande quantité. Nous faisions figure de précurseur.

   Guerre 14/18
   La guerre devenait inévitable après l’attentat de Sarajevo  du 28 juin 1914 qui couta la vie à l’Archiduc François-Ferdinand et à son épouse.
   Cet événement servit de « détonateur » à l’entrée en guerre de nombreux pays associés à des traités d’alliances.
   La Belgique voulait conserver sa neutralité, elle n’accepta aucunement le passage d’armées étrangères sur son territoire. L’armée allemande donna alors un ultimatum à notre nation. Cet ultimatum donné le dimanche 02 août à 19h expirait le 03 août à 08h du matin. Passé ce délai, l’armée allemande s’accordait le droit de traverser notre pays.
   Le 04 août, la bataille de Liège commença face à l’avant-garde de la 43 éme brigade allemande.

Le fort de Boncelles participa activement à un fait de l’histoire remarquable pour notre région : la résistance héroïque du Sart-Tilman. Cette résistance et ce sacrifice donnèrent lieu à la reconnaissance par la France de nos héroïques combats, en décernant à la ville de Liège la légion d’honneur.

   Guerre 39/45
   De mauvais choix ont été opérés à la fin de la guerre 14/18 . La France souhaitait « saigner à blanc » l’Allemagne (Traité de Versailles). Cette manière de faire a conduit l’Allemagne à vouloir se venger d’une défaite mal acceptée.
   L’entre-deux-guerres était une période où la population ne souhaitait plus la guerre. Des mouvements ouvriers européens avaient donné lieu à des avantages sociaux et tout le monde désirait vivre en paix.
   Des personnes déterminées à se venger et à dominer ont spéculé sur la fibre patriotique, c’est ainsi que, dans tous les Pays européens, sont nés des mouvements mettant en place la dictature.  
   L’Allemagne n’a pas échappé à la règle et, durant une période de grande misère après la guerre de 14-18, est né un parti nationaliste appelé parti nazi. . . .

   Les ambitions de reconquête par les dirigeants nazis des territoires perdus ont provoqué la deuxième guerre mondiale.

   A nouveau, notre Pays était confronté à une guerre. Le vendredi 10 mai 1940, les armées allemandes violaient notre neutralité et les forts de Liège allaient à nouveau se défendre et résister face à un adversaire supérieur en nombre et en armement.
   La bataille était perdue d’avance pour notre armée, mais l’esprit de sacrifice et de patriotisme a fait que le fort de Boncelles a résisté à nouveau, s’est défendu et n’a pas capitulé.
   La résistance de notre fort est un symbole pour notre région. Il est de notre devoir de respecter ce sacrifice.


   D'autres détails dans la rubrique "Chemin du souvenir"


   Sergei Alexandroff

                                       Le fort pendant la période de 1914 / 1918

 La bataille de Liège en Belgique fut la première bataille menée par l'empire allemand durant la Première Guerre mondiale.

 Le siège commença le 5 août 1914 par l'attaque des forts situés à l'est de la ville, entre lesquels manœuvrait l'armée belge de campagne, et se termina le 16 aout 1914 lors de la prise du dernier fort, tandis que l'armée se retirait vers l'ouest.

 D'autre part, les troupes allemandes étaient entrées dans Liège sans coup férir, la zone urbaine proprement dite n'ayant pas de défenses


 Pour réduire à néant les fortifications de Liège, une force composée de 30 000 soldats fut déployée. (6 brigades d'infanterie et 3 divisions de cavalerie).

 Le commandement de l'opération fut remis au général Otto von Emmich.

 Il était secondé comme observateur par l'officier Erich Ludendorff.

 La guerre fut déclarée à la Belgique le 4 août 1914 et les allemands traversèrent la frontière quelques heures plus tard.

 En direction de la Meuse, ils découvrirent que le pont avait déjà été détruit pour ralentir leur progression.

 Les allemands traversèrent la Meuse le 5 août au nord de Visé.

 La 3e division belge gardait la ville et elle réussit à repousser les attaques allemandes passant entre les forts.

 Une attaque contre le fort de Barchon fut lourdement repoussée.

 Les allemands changèrent alors de tactique en utilisant la première attaque aérienne de la guerre en utilisant des Zeppelins pour bombarder la ville de Liège.

 En même temps, la cavalerie encercla la ville par le sud.

 Lorsque la ville fut presque conquise, le général Leman ordonna le repli de sa division pour rejoindre le reste des forces armées belges cantonnées plus à l'ouest.

 Ludendorff prit le commandement de la 14e brigade qui était capable de s'infiltrer entre les forts.

 La brigade prit le contrôle de la ville le 7 août.

 Par contre, les forts continuaient à tenir bon, ce qui bloquait l'avance des Allemands avec notamment l'utilisation de la voie ferrée…

 Seul le fort de Fléron fut conquis suite à un tir d'artillerie qui détruisit le mécanisme de sa coupole.

 Le fort de Barchon fut le seul conquis par l'infanterie le 10 août.

 Pour détruire les fortifications, les Allemands durent déployer leur super obusier de 420 mm nommé "Grosse Bertha" et deux mortiers austro-hongrois Škoda de 305 mm spécialement construits et testés sur base des spécifications de blindage des forts belges.

 Au moment de la construction, il fut décidé de construire des fortifications pouvant résister à des canons de 210 mm et non pas à des calibres supérieurs.  

 Les forts furent bombardés un par un jusqu'au dernier (Fort de Boncelles) qui capitula le 16 août.

 Le 15 août, le général Leman fut blessé et capturé par les Allemands dans le fort de Loncin.

 La résistance de Liège a permis de ralentir l'armée allemande d'environ une semaine par rapport au planning initial.

 Ce temps fut précieux pour la préparation des alliés plus à l'ouest.

 La ville reçut plus tard de la France la légion d'honneur pour sa résistance.

 C'est aussi en hommage à la ville de Liège qu'à Paris on débaptisa le café viennois pour le renommer café liégeois.

 

 Source Wikipédia

                                                    Combat de Sart Tilman

De la revue ‘Revue de la Presse', du No. 142, 28 juin 1918

'La Belgique Héroïque et Vaillante'

'Combat de Sart-Tilman'

Recueillis par le Baron C. Buffin

Récits de Combattants


Combat de Sart-Tilman

d'après le récit du P. de Groote, aumônier du 1er régiment des chasseurs à pied

Le 4 août 1914, les habitants de Charleroi, entassés dans la rue, aux croisées, sur les balcons, acclament le 1er régiment des chasseurs à pied qui, musique en tête, part pour défendre la patrie: « Vive le Roi! Vive la Belgique! Vivent les chasseurs! » Chacun crie ce qui lui monte aux lèvres. Et les petits chasseurs, l'œil brillant, le sourire aux lèvres, défilent fièrement sous une pluie de fleurs et de rubans tricolores. Écartant les rangs de soldats, une femme tend à un volontaire une fillette de trois à quatre ans, et le père, les larmes aux yeux, embrasse une dernière fois son enfant, aux applaudissements du public.

A ce moment, la foule, envahissant la chaussée, entoure les soldats et emplit leurs poches de tabac, de chocolat, de mille friandises. Les officiers, moitié riants, moitié fâchés, s'efforcent de rétablir l'ordre. Quant à moi, j'ai fort à faire: des inconnus m'agrippent, me serrent les mains, me recommandent leurs fils, me glissent de l'argent: « Prenez, prenez, c'est pour les soldats. » Je parviens à sortir de la cohue et je cours chez moi. Quelle contrariété! Ma nomination d'aumônier n'est pas arrivée. Que faire? Les soldats me réclament; dans un pareil moment, puis-je les abandonner? Tant pis, je me précipite à la gare et m'installe dans un wagon avec huit officiers.

Au bout de deux heures de voyage, le train s'arrête: nous sommes à Huy. Après avoir organisé la tête de pont et protégé la destruction des ponts d'Engis et d'Hermalle, le régiment, dans l'après-midi du 5 août, est transporté par chemin de fer à Liège, gare de Longdoz. Ici aussi les chasseurs sont ovationnés et l'enthousiasme redouble quand on voit un prêtre dans les rangs.

On nous place sur la route de Jupille à Bellaire, en réserve derrière la IIe brigade qui livre un violent combat aux environs du fort de Barchon. Les soldats forment les faisceaux et se couchent au bord de la chaussée. Passe un régiment de ligne: du haut de mon cheval, ja fais à ces braves un discours patriotique, qui semble leur plaire. Tous s'agenouillent devant moi et me demandent ma bénédiction. Que Dieu leur donne la victoire!

Vers le soir, nous retraversons Liège, gagnons Fragnée et faisons halte dans une prairie. Il est 10 heures. Je m'allonge dans l'herbe, à côté du commandant Henseval. Depuis trois nuits, je n'ai pas fermé l'œil, je tombe de fatigue. Le commandant, qui prépare son stylo pour écrire à sa femme, remarque ma lassitude: « Dormez tranquillement, me dit-il, je vous réveillerai s'il arrive quelque chose. » Je ne me le fais pas dire deux fois. Dix minutes plus tard, retentit un vibrant appel: « Aux armes! aux armes! » Que se passe-t-il? Je bondis sur mes pieds et m'im-forme. L'état-major allemand, ayant échoué à l'est, emploie une de ses manœuvres favorites et développe son action par son aile gauche, vers un secteur plus vulnérable, celui d'Embourg- Boncelles. Effectivement, de notre position de rassemblement de Fragnée, nous apercevons vers Boncelles les lueurs des shrapnells lancés de part et d'autre.

Nous sommes envoyés avec le 4e chasseurs à Ougrée. Je m'avance en tête de la colonne, derrière le général Massart. Une pluie torrentielle nous inonde; l'eau ruisselle, se déverse à flots sur nos têtes. N'importe! Nous continuons notre marche, le long de la route qui s'étend blanchâtre entre deux rangées d'arbres.

Lancée à toute vitesse, une auto survient. C'est le commandant Marchand, attaché à l'état-major du lieutenant-général Léman. « Les lignards sent débordés à Sart-Tilman, dit-il au général, il faut que les chasseurs défendent à tout prix le hameau. - C'est le sacrifice que vous demandez? interroge Massart. - Oui, mon général. - Eh bien, soit. En avant! »

Le commandant du régiment, le colonel Jacquet, parcourt rapidement les rangs, stimulant l'ardeur des soldats, proclamant son bonheur et sa fierté de marcher à leur tête. Voulant joindre l'exemple à la parole, il se place à l'avant-garde et s'avance prudemment à travers un terrain inconnu et accidenté, dans lequel auraient pu s'infiltrer des patrouilles adverses.

Sart-Tilman est la clef d'un plateau boisé, dont le débouché est couronné d'une série de redoutes et de tranchées hâtiyement construites et dont le champ de tir est incomplète- ment dégagé. Nous traversons le hameau vers minuit. Dès la sortie, le major du 1er bataillon déploie trois compagnies dans les intervalles des redoutes, face aux bois de Saint-Jean et de Sclessin, et en garde une en réserve. De ce côté, le vacarme est assourdissant. Tout gronde, fusils, mitrailleuses, canons: dans la nuit sombre, l'éclatement des shrapnells illumine le ciel de lueurs sanglantes. A droite et à gauche, les forts de Boncelles et d'Embourg semblent enveloppés d'une ceinture de flammes. Par intervalle, on entend dans la nuit claire le son lugubre des fifres sonnant le ralliement et la marche en avant. C'est un spectacle grandiose et saisissant. C'est la guerre dans toute sa tragique beauté!

Le déploiement des chasseurs s'opère comme sur la plaine d'exercices. Par pelotons, ils escaladent les pentes; de-ci, de-là, gît un cadavre de soldat belge. - « Halte! » Maintenant, établis dans une position avantageuse, abrités autant que possible, ils tirent au jugé et pour cause. On n'aperçoit aucun des soldats ennemis; cachés dans des tranchées, c'est à peine si leurs têtes dépassent le parapet.

Mais voilà que des lignards, traînant des mitrailleuses, fuient à toutes jambes, en criant: « Les Allemands sont là! Sauve qui peut! » Impossible de les arrêter, c'est une véritable débandade. C'étaient, nous l'apprîmes depuis, des Allemands déguisés en soldats belges, qui cherchaient à provoquer une panique. Une légère hésitation se produit; les officiers se jettent au milieu des tirailleurs pour les porter en avant et les entraîner vers les positions à occuper. Un violent feu de mousqueterie les accueille, particulièrement dans le bois de Saint-Jean, dont une parcelle n'a pu être abattue. Éparpillés, les chasseurs avancent en s'abritant d'arbre en arbre, malgré la fusillade ininterrompue. Les balles crépitent et, avec un claquement sec, coupent les branches ou pénètrent dans les troncs. Je vois encore un petit caporal, touché d'une balle à la tête, d'une autre à la poitrine, se diriger, rouge de sang, vers le major Le Doseray. « Major, j'ai fait mon devoir, n'est-ce pas? Êtes-vous content de moi? » A peine le major lui a-t-il serré la main, que le malheureux s'affaisse. Je cours à lui, il est mort.

La bataille se développe avec violence. Les éclaireurs allemands qui précèdent les lignes de colonnes sont chassés; mais la compagnie de droite (capitaine commandant Rochette) subit des pertes cruelles et demande du renfort. Bientôt la réserve du 1er bataillon et deux compagnies du 2e bataillon se fondent dans la chaîne; le combat se déroule jusqu'à l'aube avec des alternatives de calme et de violence; les Allemands se faufilent habilement à travers les fourrés, obligeant des patrouilles de notre réserve régimentaire à explorer les flancs et même les derrières de nos positions.

Les chasseurs se félicitaient déjà d'avoir accompli leur mission et croyaient tenir la victoire, lorsque à la pointe du jour, devant l'aile gauche, des Boches agitent des drapeaux blancs, et des sonneries retentissent: « 1er chasseurs, cessez le feu », ce qui surprend les officiers et suspend un instant le feu de nos tirailleurs; tout de suite on comprend que c'est une nouvelle ruse, que les Allemands imitent nos sonneries, et le combat recommence. Peu après, des groupes ennemis, qui se sont glissés à la faveur de l'obscurité dans les maisons encore intactes de Sart-Tilman, prennent à revers nos tranchées et nos explorateurs de terrain. Il y a un moment de désarroi; un chasseur de la réserve tombe aux pieds du colonel, face contre terre, se disant frappé dans le dos par des camarades.

Pour faire renaître le calme et la confiance, le commandant du 2e bataillon envoie un peloton en reconnaissance vers la ferme de la Cense-Rouge; celui-ci revient sans avoir rien aperçu, mais ayant perdu des hommes atteints par derrière; un autre peloton visite le champ d'avoine attenant à la ferme; notre adjudant-major parcourt les jardins; dans les maisons, on voit des militaires dont la tenue ressemble étonnamment à celle des chasseurs. Le colonel les invite à descendre et à faire le coup de feu sur la ligne: ils refusent. On enfonce les portes, mais le tir à bout portant de ces faux chasseurs oblige à reculer. Les capitaines Fleuracker et Rochette, les lieutenants Sohier, Pereaux, Dufrane sont tués. Il faut se résoudre à retirer la réserve et à commencer l'attaque des habitations pied à pied, sans être munis des moyens incendiaires ou asphyxiants dont les Allemands sont si largement pourvus. Puis, les événements se précipitent, des mitrailleurs allemands, postés à 400 mètres nord-est de Sart-Tilman, et protégés par une haie de fils de fer, lancent leurs rafales dans le hameau et sur ses abords; le capitaine Vergeynst, suivi de quelques hommes courageux, s'élance au pas gymnastique vers eux et parvient à abattre le commandant boche ainsi que ses mitrailleurs; malheureusement, dans nos rangs les ravages ont été considérables. La réserve régimentaire, un instant dispersée, se rallie autour des officiers pendant que la première ligne exécute une furieuse contre-attaque, qui dure encore lorsque, vers 5 heures, le 3e bataillon avec le drapeau, les mitrailleuses et l'artillerie de la 15e brigade mixte, débouchent du bois Saint-Laurent et commencent l'attaque des tranchées abandonnées; celles-ci sont reprises. A ce moment, le capitaine Henseval, commandant la 3e compagnie du 3e bataillon, aperçoit un drapeau blanc au milieu d'un groupe d'Allemands qui lèvent les bras en criant: « Kamarades! Kamarades! » On leur fait signe d'approcher, mais, comme ils ne bougent pas, Henseval, accompagné d'une dizaine d'hommes, s'avance pour les prendre. Il est sur le point de les atteindre, quand les Allemands se jettent à plat ventre, démasquant une mitrailleuse qui fauche le petit groupe belge, y compris le capitaine, qui reçoit plusieurs balles en pleine poitrine: de ces braves, un seul échappe à la mort.

A gauche, vers Boncelles, des masses grises piétinent les champs de betteraves. Ce sont les 73e et 74e régiments d'infanterie allemande qui, en rangs serrés, poussant des hourrahs, montent à l'assaut du fort. Les obus, les mitrailleuses creusent des trouées dans les colonnes des assaillants. A la voix des officiers, les bataillons serrent les rangs et poursuivent leur marche sans arrêt. Trois fois, les lignes sont rompues, trois fois elles se reforment; enfin, décimées elles viennent s'effondrer près des fossés. Seuls, une centaine d'hommes restent debout; démoralisés, privés d'officiers, ils agitent un drapeau blanc. Le capitaine Lefert, commandant du fort, et le lieutenant Montoisy, grimpent sur les banquettes et, à leur vue, les Allemands lèvent les bras. En même temps, deux coups de feu partent on ne sait d'où; le capitaine tombe, une balle dans chaque cuisse. Cependant, les Allemands se rendent et, à la file indienne, ils disparaissent à l'intérieur du fort.

L'assaut a échoué. L'ennemi se retire vers 7 heures et ne tente plus que de rares contre-attaques; les chasseurs restent maîtres du terrain; leur drapeau flotte devant Sart-Tilman.

Hâtivement, je parcours le champ de bataille. Quel abominable tableau! Autour des tranchées, des cadavres belges et allemands sont amoncelés et forment des parapets de trois mètres de haut. Je descends dans une tranchée: une mare de sang, un amas de corps enchevêtrés. Hélas! que de petits chasseurs sont là, pauvres garçons que des mères anxieuses attendent au foyer. Enjambant les cadavres, je panse et j'encourage nos blessés. Résignés, ils souffrent sans se plaindre, mais avec quelle angoisse ils me regardent de leurs yeux aux prunelles déjà troubles! Avec quelle ferveur se joignent nerveusement leurs mains pour une dernière prière!

Quand j'adresse quelques mots dans leur langue aux blessés allemands, éclate un tapage assourdissant. Ils pleurent, gémissent, se lamentent, et, me prenant pour un des leurs, me chargent d'adieux pour leurs parents, pour leurs femmes, pour leurs enfants. Ils s'accrochent à moi, me baisent les mains, me supplient de ne pas les abandonner. Je m'enfuis de cet enfer et, de nouveau, je sillonne le champ de bataille, à la recherche de blessés

à panser, de mourants à administrer. Là, devant moi, gisent plus de 5 000 soldats des corps de Brandebourg, de Hanovre et de Poméranie. Le sol est couvert d'un manteau gris, parsemé çà et là de taches sombres d'uniformes de chasseurs. De ce champ de douleur, des plaintes, des sanglots, des râles s'élèvent. C'est épouvantable! Couché sur le dos, les intestins s'échappant d'une affreuse plaie, un volontaire de dix-sept ans appelle lamentablement: « Ma mère, ma mère! Je voudrais te voir. » Je m'agenouille près de lui et le pauvre enfant me tend une pièce de cinquante centimes: « C'est tout ce que j'ai, c'est pour l'église où j'ai été baptisé. »

Je repars. Un commandant me défend d'avancer. « Aussi longtemps qu'il reste des blessés, protestai-je, j'ai une mission à remplir. » II cède et me donne deux soldats pour ma défense. La précaution n'est pas inutile. Un instant après, un officier allemand, qui semblait mort, me tire deux coups de revolver, sans m'atteindre heureusement. Je n'approche plus les officiers ennemis qu'avec une prudence extrême. Quelle que soit la gravité de leurs blessures, tous, hautains, silencieux, ont la main crispée sur leur sabre, afin d'éviter l'humiliation du désarmement. « Je voudrais être enterré avec mon sabre et mes décorations », me déclare un hauptmann mourant; je le lui promets et il meurt satisfait. Avec un dévouement admirable, les infirmières transportent les blessés et bientôt, sur la route d'Angleur, chemine un long convoi d'ambulances d'où partent, à chaque cahot, des cris et des gémissements.

Vers le soir, je reste seul sur le champ de bataille. Un crépuscule sinistre enveloppe la plaine des morts. Des puanteurs animales se mêlent aux senteurs des bois; pas un murmure, pas un bruissement: partout la paix, le silence. Sur le sol raviné, creusé, tourmenté, se dressent des amoncellements de choses sombres, horribles, terrifiantes...

               René Dufrane,premier officier de réserve belge tué à l'ennemi. Par André Baleriaux

 Né à QUAREGNON le 31 mai 1891, le jeune René avait suivi les cours de l'école communale de cette petite commune et obtenu, en 1905, le premier prix d'honneur au concours des écoles communales de QUAREGNON. En octobre 1907, après la mort de sa mère, il habite avec son père et sa jeune soeur au domicile de sa soeur aînée à QUAREGNON. Il s'engage alors au 1er Régiment de Chasseurs à Pied et passe à l'école régimentaire de HUY où il se fait rapidement remarquer par son intelligence, son application et sa bonne conduite. Les notes de son commandant sont des plus élogieuses.

En 1909, toujours à l'école régimentaire, il réussit son examen de sergent et revient au 1er Chasseurs à Pied où il acquiert ses grades: sergent-fourrier d'abord, puis en 1911, il reçoit le brevet de sous-prévôt de pointe et contre-pointe. Mais son père ne voit pas d'un très bon oeil le métier des armes. Sur ses instances, le jeune René participe à un concours pour l'emploi de commis aux chemins de fer.

Il le réussit et, pour satisfaire aux desiderata de son père, quitte l'armée et entre en fonction aux chemins de fer en 1913. Il regrette cependant la carrière militaire et passe ses examens de sous-lieutenance. Il est nommé sous-lieutenant de réserve par Arrêté Royal du 20 mars 1914.

Mais voici que la guerre est à nos portes. Le 1er août 1914, il est rappelé par télégramme et rejoint son régiment à CHARLEROI. Il est dirigé d'abord sur MARCINELLE-HAIES, puis sur NAMUR, HERMALLE et OUGREE où il arrive le 5 août au soir. Depuis la veille, les Allemands ont violé notre frontière... Vers 17 heures, une partie des troupes reçoit l'ordre de se porter vers le Sart-Tilman où l'approche des premiers Allemands est signalée. DUFRANE en fait partie. Il griffonne un mot pour son père. Il ne sait pas que cette carte postale sera, pour lui, la dernière. Il écrit:

«Cher Père, Suis à Liège. Allons au feu sous les forts. Vive la Belgique!

Bons baisers à tous et au revoir. René.».

Cette nuit-là, à la bataille du Sart-Tilman, le sous-lieutenant DUFRANE, âgé de 23 ans, tombe au service de la Patrie... Il sera inhumé côte-à-côte avec le lieutenant d'active Fernand SOHIER, à quelques mètres de l'endroit où tous deux trouvèrent la mort, fauchés qu'ils furent en pleine jeunesse. Par la suite, il fut exhumé et définitivement enterré dans le cimetière militaire de BONCELLES.

A l'initiative de l'Amicale des Officier de Réserve du 1er Chasseurs à Pied, son portrait fut inauguré le 27 février 1936 dans la Salle d'Honneur du Mess des officiers de ce régiment à la caserne major Sabbe à MONS. C'était une manière d'honorer comme il convient la mémoire du premier officier de réserve belge tombé pour la défense de notre pays. Le portrait, voilé aux couleurs nationales, était encadré par le drapeau du Régiment et le drapeau de l'Amicale. Les deux porte-drapeau montaient une garde d'honneur. Devant un parterre d'autorités tant civiles que militaires, le capitaine-commandant de réserve DEPREZ, Président de l'Amicale, remercia les autorités de leur présence et retraça la vie de son camarade dont il fit le panégyrique. La Musique du Régiment joua la Brabançonne pendant que l'on découvrait le portrait et une gerbe de fleurs fut déposée par la famille, le Régiment et l'Amicale. On procéda alors à l'appel des officiers du 1er Chasseurs tués pendant la guerre et le portrait de René DUFRANE fut remis à la garde du Régiment.

René DUFRANE fut nommé Chevalier de l'Ordre de Léopold à titre posthume par Arrêté Royal du 15 février 1915 et décoré de la Croix de Guerre par Arrêté Royal du 18 février 1916. En 1919, le Commandant de son unité rédigea la note suivante:


     «Le Sous-lieutenant DUFRANE a servi sous mes ordres au combat de Sart-Tilman le 6 août 1914. Il s'est brillamment conduit. Avant de participer à l'assaut de la lisière d'un bois occupé par les Allemands, il avait déjà son manteau troué de trois balles, ce qui ne diminua en rien son élan et sa témérité. C'est en marchant courageusement à l'ennemi qu'il a trouvé une mort glorieuse.».

Liège, le 22 mars 1919


Le Major MASY

Béton primitif

 

Le béton fut employé pour la première fois en fortification lors de la construction du fort.

Lors des travaux sur le chantier du futur musée de nombreux monolithes seront extraits. 

Ils seront conservés afin que le public puisse observer et toucher ces bétons primitifs.

Le fort de 1939 à 1945

Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Première Guerre mondiale et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois principales nations de l’Axe (Allemagne nazie, Italie fasciste et Empire du Japon), elle consista en la convergence, à partir du 3 septembre 1939, d’un ensemble de conflits régionaux respectivement amorcés le 18 juillet 1936 en Espagne (la guerre d'Espagne), le 7 juillet 1937 en Chine (la guerre sino-japonaise), et le 1er septembre 1939 en Pologne (campagne de Pologne), puis par l'entrée en guerre officielle de l'ensemble des grandes puissances de l'époque : France, Royaume-Uni et leurs empires dès le 3 septembre 1939, URSS à partir de l'invasion allemande de juin 1941, États-Unis le 7 décembre 1941 dans un conflit impliquant la majorité des nations du monde sur la quasi-totalité des continents.

Le conflit planétaire ainsi engagé opposa schématiquement deux camps — les Alliés et l’Axe. Il prit fin en Europe le 8 mai 1945 par la capitulation sans condition du IIIe Reich, puis s’acheva en Asie et dans le monde le 2 septembre 1945 par la capitulation sans condition de l'Empire du Japon, dernière nation de l’Axe à connaître la défaite.

La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l’humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de km²4, et tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils. N’opposant pas seulement des nations, la Seconde Guerre mondiale fut la première grande guerre idéologique de l’Histoire, ce qui explique que les forces de collaboration en Europe et en Asie occupées aient pu être solidaires de pays envahisseurs ou ennemis, ou qu’une résistance ait pu exister jusqu’en plein cœur de l’Allemagne nazie en guerre.

Guerre totale, elle gomma presque totalement la séparation entre espaces civil et militaire et vit, dans les deux camps, la mobilisation poussée non seulement des ressources matérielles – économiques, humaines et scientifiques – mais aussi morales et politiques, dans un engagement des sociétés tout entières.

La somme des dégâts matériels n’a jamais pu être chiffrée de façon sûre, mais il est certain qu’elle dépasse les destructions cumulées de l’ensemble des conflits connus par le genre humain depuis son apparition. Le traumatisme moral ne fut pas moins considérable, la violence ayant pris des proportions inédites.

Elle connut de multiples crimes de guerre, qui ne furent l'apanage d'aucun camp, crimes s'insérant dans une violence militaire et policière d'une intensité et d'une profondeur inégalées. Elle vit également l'émergence à une échelle inconnue jusqu'alors de crimes de masse particulièrement atroces et pour certains sans précédents, tout particulièrement à l'instigation de l'Allemagne nazie et du Japon impérial.

Parmi ces crimes figurent la déportation en camps de concentration, camps de travail et camps de la mort, comportant des chambres à gaz à des fins d’extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d’individus (homosexuels, handicapés, etc.) commandées par le régime nazi.

Le régime Shōwa ne fut nullement en reste en Asie avec, à son actif, 10 millions de civils chinois enrôlés de force par la Kōa-in au Mandchoukouo, environ 200 000 « femmes de réconfort » enrôlées en Corée et dans tout l’Extrême-Orient, ainsi que l’annihilation systématique de populations civiles, principalement en Chine et notamment lors du massacre de Nankin.

Il faut ajouter les meurtres systématiques de résistants et d'opposants politiques, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis, tel le SS Josef Mengele, et l’unité japonaise 731 ; les bombardements aériens massifs de civils d’abord par l’Axe en Europe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) et en Asie (Shanghai, Guangzhou, Chongqing, cette dernière étant la ville la plus bombardée du conflit sino-japonais), puis par les Alliés : Dresde et Hambourg en Allemagne, Tōkyō avec du napalm au Japon. Pour la première fois, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées sur des cibles civiles par les États-Unis ont explosé à trois jours d’intervalle, à Hiroshima et à Nagasaki au Japon.

La Seconde Guerre mondiale propulsera les États-Unis et l’URSS, principaux vainqueurs, comme les deux superpuissances concurrentes appelées à dominer le monde en même temps que de connaitre une vive rivalité idéologique et politique, pour près de 40 ans par la suite. Elle scelle le déclin des puissances impériales d’Europe, et ouvre le processus de décolonisation qui ne fera que s'accélérer après-guerre en Asie, dans le monde arabe et en Afrique, jusqu'aux années 1960.

Enfin ce dernier conflit d'ampleur sur le continent européen, marquera par sa fin le début en Europe de l'Ouest d’une période de prospérité sans précédent, dans la foulée de la reconstruction, et l'émergence progressive d'un projet d'unification politique pacifique.

La Seconde Guerre mondiale ou Deuxième Guerre mondiale est un conflit armé à l'échelle planétaire qui dura de septembre 1939 à septembre 1945.

Provoquée par le règlement insatisfaisant de la Première Guerre mondiale et par les ambitions expansionnistes et hégémoniques des trois principales nations de l’Axe (Allemagne nazie, Italie fasciste et Empire du Japon), elle consista en la convergence, à partir du 3 septembre 1939, d’un ensemble de conflits régionaux respectivement amorcés le 18 juillet 1936 en Espagne (la guerre d'Espagne), le 7 juillet 1937 en Chine (la guerre sino-japonaise), et le 1er septembre 1939 en Pologne (campagne de Pologne), puis par l'entrée en guerre officielle de l'ensemble des grandes puissances de l'époque : France, Royaume-Uni et leurs empires dès le 3 septembre 1939, URSS à partir de l'invasion allemande de juin 1941, États-Unis le 7 décembre 1941 dans un conflit impliquant la majorité des nations du monde sur la quasi-totalité des continents.

Le conflit planétaire ainsi engagé opposa schématiquement deux camps — les Alliés et l’Axe. Il prit fin en Europe le 8 mai 1945 par la capitulation sans condition du IIIe Reich, puis s’acheva en Asie et dans le monde le 2 septembre 1945 par la capitulation sans condition de l'Empire du Japon, dernière nation de l’Axe à connaître la défaite.

La Seconde Guerre mondiale constitue le conflit armé le plus vaste que l’humanité ait connu, mobilisant plus de 100 millions de combattants de 61 nations, déployant les hostilités sur quelque 22 millions de km², et tuant environ 62 millions de personnes, dont une majorité de civils. N’opposant pas seulement des nations, la Seconde Guerre mondiale fut la première grande guerre idéologique de l’Histoire, ce qui explique que les forces de collaboration en Europe et en Asie occupées aient pu être solidaires de pays envahisseurs ou ennemis, ou qu’une résistance ait pu exister jusqu’en plein cœur de l’Allemagne nazie en guerre.

Guerre totale, elle gomma presque totalement la séparation entre espaces civil et militaire et vit, dans les deux camps, la mobilisation poussée non seulement des ressources matérielles – économiques, humaines et scientifiques – mais aussi morales et politiques, dans un engagement des sociétés tout entières.

La somme des dégâts matériels n’a jamais pu être chiffrée de façon sûre, mais il est certain qu’elle dépasse les destructions cumulées de l’ensemble des conflits connus par le genre humain depuis son apparition. Le traumatisme moral ne fut pas moins considérable, la violence ayant pris des proportions inédites.

Elle connut de multiples crimes de guerre, qui ne furent l'apanage d'aucun camp, crimes s'insérant dans une violence militaire et policière d'une intensité et d'une profondeur inégalées. Elle vit également l'émergence à une échelle inconnue jusqu'alors de crimes de masse particulièrement atroces et pour certains sans précédents, tout particulièrement à l'instigation de l'Allemagne nazie et du Japon impérial.

Parmi ces crimes figurent la déportation en camps de concentration, camps de travail et camps de la mort, comportant des chambres à gaz à des fins d’extermination de populations entières (Juifs, Slaves, Tziganes), ou de catégories particulières d’individus (homosexuels, handicapés, etc.) commandées par le régime nazi.

Le régime Shōwa ne fut nullement en reste en Asie avec, à son actif, 10 millions de civils chinois enrôlés de force par la Kōa-in au Mandchoukouo, environ 200 000 « femmes de réconfort » enrôlées en Corée et dans tout l’Extrême-Orient, ainsi que l’annihilation systématique de populations civiles, principalement en Chine et notamment lors du massacre de Nankin.

Il faut ajouter les meurtres systématiques de résistants et d'opposants politiques, ainsi que les représailles contre les civils, par les nazis ; les expérimentations sur des êtres humains auxquelles se livrèrent des médecins nazis, tel le SS Josef Mengele, et l’unité japonaise 731 ; les bombardements aériens massifs de civils d’abord par l’Axe en Europe (Coventry en Angleterre, Rotterdam aux Pays-Bas) et en Asie (Shanghai, Guangzhou, Chongqing, cette dernière étant la ville la plus bombardée du conflit sino-japonais), puis par les Alliés : Dresde et Hambourg en Allemagne, Tōkyō avec du napalm au Japon. Pour la première fois, la bombe atomique fut utilisée contre un pays : deux bombes A larguées sur des cibles civiles par les États-Unis ont explosé à trois jours d’intervalle, à Hiroshima et à Nagasaki au Japon.

La Seconde Guerre mondiale propulsera les États-Unis et l’URSS, principaux vainqueurs, comme les deux superpuissances concurrentes appelées à dominer le monde en même temps que de connaitre une vive rivalité idéologique et politique, pour près de 40 ans par la suite. Elle scelle le déclin des puissances impériales d’Europe, et ouvre le processus de décolonisation qui ne fera que s'accélérer après-guerre en Asie, dans le monde arabe et en Afrique, jusqu'aux années 1960.

Enfin ce dernier conflit d'ampleur sur le continent européen, marquera par sa fin le début en Europe de l'Ouest d’une période de prospérité sans précédent, dans la foulée de la reconstruction, et l'émergence progressive d'un projet d'unification politique pacifique.

 

Source Wikipédia

Les plans du fort (don de Monsieur Brenna)

Monsieur Brenna, est le premier à Seraing à s’intéresser au tourisme, au patrimoine et surtout à notre fort de Boncelles.

De 1983 à 1997, Monsieur Brenna va déployer une grande énergie pour que le château d’Ordange, le château Antoine, l’hôtel de ville etc. . .soient ouverts au public.

Les balades dans les bois de la Vecquée, c’est encore lui, ainsi que de nombreuses initiatives pour essayer d’installer le tourisme à Seraing.

Ce monsieur était un précurseur, il va proposer au bourgmestre de l’époque, (Monsieur Gaston Onkelinx) la création du syndicat d’initiative.

 

Son abnégation à sauver notre fort de Boncelles n’a jamais été récompensée,

et pourtant, si notre projet existe aujourd’hui, nous lui devons beaucoup !

Lors du remblaiement du fort en 94/95, Monsieur Brenna s‘est battu contre vents et marées

pour sauver ne fusse que l’entrée !  

A plusieurs reprises, il est allé rencontrer le bourgmestre (Gaston Onkelinx)

pour demander que l’on dégage l’entrée de notre fort. . . .

Gaston Onkelinx a cédé, et a demandé que soit retiré le remblais devant la poterne d’entrée. . .

C’est à nouveau Monsieur Brenna qui s’impliqua avec l’entrepreneur de l’époque (société Ferrari)

pour rendre l’image que nous connaissons toujours actuellement de l’entrée du fort.

 

Seul entre Meuse et Ourthe

Une nouvelle édition du livre de Michel Viatour est sortie de presse.

Vous pouvez vous la procurer à l'accueil du musée.

MARIETTE

dans le corps de garde, avec le maréchal des logis Antoine Vigneron se trouvaient le brigadier Weyenberg et 7 soldats dont l'un François Mariette est mon oncle, aujourd'hui décédé et enterré près de Ste-Ode

Weyenberg

13 décembre 2012
Leon Weyenberg était mon papa, il est décédé le 12 avril 1979
Dans le livre de Mrs Melon et Lombard "Lutte à mort", je suis très fière du passage où papa a sauvé Mr Vigneron.
Papa a noté en marge : "j'ai vécu les dernières heures du fort et résisté jusqu'à la dernière minute " !